Voici la première édition de ce nouveau blog qui, comme son nom l'indique, vous proposera, à chacune de ses parutions, la critique d'un polar et l'appréciation d'une bière. C'est un retour pour moi à la critique après ma participation à différentes revues et fanzines. On le sait, le milieu du polar québécois a connu de durs coups dernièrement avec la disparition du fleuron qu'était Alibis, puis l'annonce d'une pose (espérons-la temporaire) du festival de Knowlton.
Je commence avec un roman qui date un peu déjà, celui de Philippe Ward et une bière qui vaut le détour : La Raftman.
1 polar
Je commence avec un roman qui date un peu déjà, celui de Philippe Ward et une bière qui vaut le détour : La Raftman.
1 polar
El toro debe morir
J’avais, il y a quelques
années, mis la main sur Irrintzina, l’un des premiers romans de Philippe Ward
dont l’action se passait en Euskadi (Pays Basque). Pur hasard, le tout dernier roman de Ward, Danse avec le taureau a la particularité
de se dérouler dans le même décor.
Philippe Ward, alias Philippe Laguerre (je vous laisse ici vous
émerveiller du gentil jeu de mots) est un acteur important des littératures de
genre en France. Auteur de plusieurs
livres en policier et en fantastique dont certains avec Sylvie Miller, il est
aussi directeur littéraire aux Éditions Rivière blanche.
En vacances chez ses parents
dans le pays de son enfance, Amaia Aguerre (sic), première profileuse
française, est réquisitionnée pour tracer le profil d’un tueur en série qui
menace de frapper et de nuire aux grandes fêtes de la tauromachie de
Bayonne. Anti-corrida? ETA (groupe paramilitaire indépendantiste) ? Après un journaliste d’une revue taurine,
c’est à un impressario de nombreux toréadors de trouver la mort. Les meurtres, tous ritualisées, se succèdent
et rien ne laisse présager que celui qui les orchestre, va mettre les freins
pour préserver la quiétude à quelques jours des Fêtes de Bayonne. Bien au contraire. D’ailleurs, lorsqu’Amaia prend l’enquête en
mains et poussent ses investigations, la
traque ne fait que commencer. Ici, pistes
et fausses pistes, se chevauchent dans une corrida bien noire.
Pas évident de comprendre,
pour nous, nord-américains, cette passion pour la corrida et pour la
tauromachie, bien ancrée dans certaines cultures du Sud de la France et de
l’Espagne. Même combat en Europe en
fait, et c’est ce qui sert de trame de fond à ce thriller. À cet égard, même si il ne s’agit pas ici de
l’œuvre qui va consacrer Ward, le côté régionaliste qu’elle révèle, amène un
petit vent de fraîcheur et d’originalité que l’on retrouve de moins en moins
dans les thrillers urbains où pullulent la racaille et autres tueurs en série
pas forcément toujours crédibles. Ici, pas
de bains de sang inutiles pour épater la galerie. Ce qui rassure surtout, c’est la maîtrise de
Philippe Ward, avec son expérience, intelligent, en contrôle des effets créés, du
suspense, évitant des racoins où d’autres auraient dérapé. Une lecture agréable, dépaysante à souhait d’un
auteur qui demeure, malheureusement, trop méconnu encore du grand public. (FBT)
Danse avec le
taureau
Sérial killer aux
fêtes de Bayonne
Philippe Ward
Éditions Wartberg,
Zones noirs,
2015, 166 pages.
1 bière
RAFTMAN
BRASSERIE UNIBROUE
Il y a plusieurs années que je n’avais pas consommé la Raftman. La première raison est que je consommais
beaucoup moins de bière et la deuxième est que lorsque que je m’offrais le
plaisir d’en déguster une, j’optais plutôt pour une bière de type blanche par
choix ou encore, j’appréciais celle que m’offrait mon hôte du moment. Ainsi donc, depuis que je me suis remis au
hockey avec les copains, je me permets une bière après les parties. Ainsi, je me promettais depuis quelques temps
de me retaper une Raftman de la brasserie Unibroue.
Verdict : Tout simplement Wow! Cette bière a vraiment tout pour me
plaire. Couleur, goût et texture.
C’est une bière de type fumée… pour ceux qui sont plus
traditionnel, ça ressemble un peu à une bière rousse.
Apparence : Une
belle robe tirant entre le roux et le brun doré cassonade. La mousse qui tire aussi vers le caramel est
fine, en dentelle et peu abondante.
Goût : Caramel et noisettes grillées. Plutôt sèche et sans trop d’Amertume.
Je n’ai pas peur de le dire.
La Raftman est en train de devenir ma bière numéro 1 de mon
palmarès. Bien sûr, l’offre actuelle au
Québec est assez extraordinaire, pour ne pas dire dans son âge d’or. Combien de temps les petits joueurs
tiendront-ils le coup avant de se faire engloutir par la concurrence et les
grosses machines du marché? L’avenir le dira. En attendant, je vous reviens avec une
nouvelle suggestion très bientôt. (FBT)
Raftman (tiré du site de la cie Unibroue)
Origine
|
Chambly, Québec
|
Brassée depuis
|
1995
|
Degrés
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5.5 %
|
Fermentation
|
Haute
|
Style
|
Ale au malt de whisky fumé à la tourbe
|
Couleur
|
Ambrée rouge
|
SRM
|
10
|
Limpidité
|
Voilée
|
Mousse
|
Beige
|
Bulles
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Fines
|
Effervescence
|
Modérée
|
Nez
|
Mélange complexe d’arômes de fumée, de pommes, de caramel et de malt
de whisky
|
Saveur
|
Bouche de malt fumé, légère acidité camouflée par son goût de pommes
caramélisées
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IBU
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15,5
|
Densité
|
Mince
|
Étalement
|
Court
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Température suggérée
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6ºC - 8ºC, avantageuse à 10ºC
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Verre suggéré
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Ballon ou tulipe
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Disponibilité
|
Canada
|
Format
|
341 mL, 750 mL
|
www.unibroue.com


